La maison bois de nous, c'est le blog des tribulations de Mari et Bast en pleine "presqu'auto-construction", quelque part entre Toulouse et Albi. Maison en ossature bois, bioclimatique, basse consommation, théoriquement BBC effinergie.
On vous avait laissé les 2 mains dans le ciment et les 2 pieds dans la boue en juillet dernier, voici la suite de cette fabuleuse épopée plein de rebondissements ("boing !") que la construction d'un mur de soutènement.
On avait en avril dernier creusé puis coulé les fondations, puis monté les blocs de parpaing.
Il ne faut alors pas négliger une étape essentielle : faire des poteaux et une (voire plusieurs) ceintures en béton armé, qui, au même titre que la fondation, vont assurer la résistance aux pressions exercées sur le mur (mouvements de terrain ...), donc la solidité de l'ensemble. Cf ce lien pour en savoir un peu plus.
Nous avons réalisé un poteau béton (vertical) tous les 4 / 5m, et une ceinture ferraillée (horizontale) à 1m soit une hauteur de 5 parpaings. Le ferraillage (ou "chainage") qui se trouvera au coeur du béton relie les poteaux à la fondation et à la ceinture.
1ière étape : poser les ferrailles
Les armatures verticales pour poteaux sont généralement des "carrés" de 4 tors (tige en fer) et les horizontales des triangulaires de 3 tors. Les relier avec du fil de fer et s'assurer que cela ne va pas bouger lorsque l'on va couler le béton. Il faut que le fer reste bien au centre : trop près du bord, l'action du gel peut faire éclater le ciment qui le recouvre.
2ième étape : assembler des coffrages
A l'aide de planches, madriers, vis et serre-joints on crée le récipient à béton qui deviendra le futur poteau.
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| Papi bricolo en plein assemblage | Ca ressemble à rien, mais ça tient ! | |
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| Nous avons utilisé aussi des blocs linteaux pour ceinturer | Vue "inside" avant coulage |
3ième étape : couler le béton
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| On vide et on tasse (pas trop fort on verra après pourquoi ...) | et on vide, et on lisse, | |
| et on vide, et on DEBULLE. Du verbe "débuller" = action d'enlever les bulles. A l'aide d'une tige en fer on "touille" et on fait vibrer le béton afin de chasser les bulles d'air et répartir le béton partout dans le coffrage. On finit par taper doucement sur le coffrage avec un marteau pour bien coller le béton aux parois et là aussi enlever les poches d'air. A droite : Mari en plein travail de débullage. La consigne de "bien débuller" a été scrupuleusement suivie : elle a tellement tassé que la poussée du béton commençait à écarter le coffrage ! Sur les autres poteaux la consigne a été de "bien débuller, mais pas trop quand même". | |
Prochaine étape : le décoffrage, puis l'arase (finition supérieure du mur). A+ les loulous !