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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 19:47

Avril 2012, 3 jours après le coffrage et le coulage des poteaux béton de nos murs de soutènement, on décoffre.
A savoir qu'au bout de 3 jours la prise du béton n'est pas complète mais on peut décoffrer sans problème, ça tient déjà bien d'autant qu'ils ne supportent pas de charge.


Pour info le temps de prise optimal est d'environ 1 mois, au bout duquel le béton aura atteint une résistance proche de sa résistance maximale. Certains éléments béton porteurs comme les poutres et linteaux nécessitent un respect scrupuleux de ce délai avant décoffrage / désettayage, idem support de charge.

D'autre part un béton fait par temps humide subira moins de phénomènes de retraits dus à un séchage trop rapide, ce qui entraine irrémédiablement des fissures.
C'est pour cela que l'on arrose parfois les dalles fraichements coulées, où les fissures peuvent être multiples d'autant que les surfaces sont importantes ce qui augmente les risques de retraits.


Paranthèse théorique fermée, voici un des nombreux poteaux coulés par ce beau printemps pluvieux de 2012.
Attention suivez bien car ça va aller très vite :

1 : Coffrage     2 : Décoffrage. Tadaaaaam !
P4290231.JPG   P4300235.JPG
     
"I'm décooofring in the raiiin,
just décooofring in the raiiin !..."


Si vous aussi vous aimez décoffrer sous la pluie, voici une petite astuce à 5 roubles : un sac plastique, un petit trou pour l'embout de vissage et vous êtes prêt pour déssouder le Titanic.
Pensez à prendre votre tuba et votre bouée canard bien entendu.
  P4300237.JPG
    Wiiiz wiiiz wiiiiiiiiiz ! (bruit de perceuse)
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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 09:00

On vous avait laissé les 2 mains dans le ciment et les 2 pieds dans la boue en juillet dernier, voici la suite de cette fabuleuse épopée plein de rebondissements ("boing !") que la construction d'un mur de soutènement.

On avait en avril dernier creusé puis coulé les fondations, puis monté les blocs de parpaing.
Il ne faut alors pas négliger une étape essentielle : faire des poteaux et une (voire plusieurs) ceintures en béton armé, qui, au même titre que la fondation, vont assurer la résistance aux pressions exercées sur le mur (mouvements de terrain ...), donc la solidité de l'ensemble. Cf ce lien pour en savoir un peu plus.

Nous avons réalisé un poteau béton (vertical) tous les 4 / 5m, et une ceinture ferraillée (horizontale) à 1m soit une hauteur de 5 parpaings. Le ferraillage (ou "chainage") qui se trouvera au coeur du béton relie les poteaux à la fondation et à la ceinture.

1ière étape : poser les ferrailles
Les armatures verticales pour poteaux sont généralement des "carrés" de 4 tors (tige en fer) et les horizontales des triangulaires de 3 tors. Les relier avec du fil de fer et s'assurer que cela ne va pas bouger lorsque l'on va couler le béton. Il faut que le fer reste bien au centre : trop près du bord, l'action du gel peut faire éclater le ciment qui le recouvre.

2ième étape : assembler des coffrages
A l'aide de planches, madriers, vis et serre-joints on crée le récipient à béton qui deviendra le futur poteau.

P4290212.JPG     P4290217.JPG
Papi bricolo en plein assemblage   Ca ressemble à rien, mais ça tient !
     
P4290211   P4290214.JPG
Nous avons utilisé aussi des blocs linteaux pour ceinturer   Vue "inside" avant coulage


3ième étape : couler le béton

P4290222.JPG     P4290226.JPG
On vide et on tasse (pas trop fort on verra après pourquoi ...)   et on vide, et on lisse,
     
et on vide, et on DEBULLE.
Du verbe "débuller" = action d'enlever les bulles.

A l'aide d'une tige en fer on "touille" et on fait vibrer le béton afin de chasser les bulles d'air et répartir le béton partout dans le coffrage. On finit par taper doucement sur le coffrage avec un marteau pour bien coller le béton aux parois et là aussi enlever les poches d'air.

A droite : Mari en plein travail de débullage.
La consigne de "bien débuller" a été scrupuleusement suivie : elle a tellement tassé que la poussée du béton commençait à écarter le coffrage ! 
Sur les autres poteaux la consigne a été de "bien débuller, mais pas trop quand même".
    P4290221.JPG


Prochaine étape : le décoffrage, puis l'arase (finition supérieure du mur). A+ les loulous !

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 22:07

Dans l'article précédent, on vous montrait le montage de rangées de parpaings pour faire un mur de soutènement.
Reprise le lendemain, vendredi 13 avril (mince on oublié de gagner au loto !) avec devinez quoi ? Des murs à bâtir.

Notre objectif était d'arriver rapidement à 5 rangées de parpaings partout, après quoi nous ferons une ceinture armée béton / ferraille. Cette ceinture permetra d'assurer la résistance du mur en étant reliée avec la fondation et les poteaux.
On développera tout ça dans un autre article à venir (tadam ! suspens ...)

Voilà les 2 murs en plein avancement :
P4130187.JPGNe faites pas attention à l'effet "tout tordu" : l'appareil photo était d'humeur taquine lors de la prise en panoramique.

Comme vu en détail auparavant, on monte les blocs rangée par rangée en vérifiant toujours l'alignement et le niveau.

Ceux qui ont lu l'article précédent attendent peut-être  la promise "astuçounette" au sujet des joints.

La voilà : lorsque l'on enfonce le parpaing dans le mortier, il y a toujours un bourrelet de mélange qui sort des 2 côtés.
Autant en profiter pour le récupérer au fur et à mesure et s'en servir :
- pour garnir les joints intérieurs entre 2 moellons,
- pour remplir proprement le joint apparent en façade, cela fait moins de trous à colmater ensuite lors du crépis.

Comme dit l'adage "il n'y a pas de petites économies".
   P4130183.JPG


Prochaine session : du béton (en parle beaucoup "béton" quand même dans ce blog "maison bois", non ?).
Nous coulerons les poteaux et la ceinture ferraillée.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:20

Jeudi 12 avril 2012 : la première bétonnière de l'année !
Tout comme la première hirondelle, elle annonce le retour des beaux jours. Ou pas.

Après séchage des fondations et réception des parpaings nécessaires, on peut commencer à bâtir les murs de soutènement, toujours sous une pluie radieuse.

P4120140.JPGIl est frais mon béton, il est frais !    Monter un mur n'est pas trop compliqué quand :
- on connaît la "recette" du mortier (ciment / sable / eau, on y reviendra),
- celle du béton (à ne pas confondre, ciment / sable / gravier / eau, on y reviendra également),
- que l'on a les ingrédients et les ustensiles adéquats
- et que l'on s'est exercé une ou 2 fois auparavant avec quelqu'un qui a déjà pratiqué le montage de moellons.

Si vous cherchez un initié voici une astuce pour le reconnaitre : il a en général de grosses mains caleuses, une truelle qui dépasse de la poche, le dos vouté et les jambes tassées à force de porter des blocs (vous avez dit "cliché" ?).
Rester à l'attraper : un appeau à maçon qui imite le cri de la bétonière, une bière comme appât, un filet et hop !
 
Voici un petit récapitulatif sur comment monter les rangées de parpaings d'un mur.
   
1/ L'alignement du mur : on tend une corde qui servira a repérer l'intérieur (ou l'extérieur) du futur mur. Légèrement positionnée au dessus d'une hauteur de parpaing, on la remonte à chaque rangée.
La règle n°1 quand on ne veut pas se retrouver avec un mur en forme de vague (ou en forme de rien du tout) :
"il est INTERDIT de TOUCHER la CORDE"
("il est interdit de parler du fight club" vient seulement en n°2 en réalité).

2/ A l'aide d'une truelle on étale le mortier, notre colle à parpaings. Les moellons étant creux, on garnira un peu plus généreusement sur les bords : cela permettra plus de marge de manoeuvre pour les niveler.
Il suffira de taper un peu plus sur le parpaing pour écraser le mortier et corriger un mauvais angle.

2b/ On profite de cette étape pour rattraper les creux ou bosses du niveau d'en dessous en dosant plus ou moins le mortier.
Si l'écart est trop important, on le rattrapera à la fin en réalisant une arase de finition pour obtenir le beau mur bien plat de nos rêves les plus fous.
  P4120165.JPG1/ "Don't touch this fu**ing rope motherfu**er !"
Merci de ne pas effleurer la cordelette
sous peine de mort immédiate et définitive.
Cordialement, merci.

     
P4120170.JPG2/ Un mortier bien étalé, c'est un parpaing déjà bien réglé
  P4120145.JPG2b/ Un bel écart à rattraper sur cette rangée
     
3/ On pose le parpaing sur le mortier en croisant bien avec la rangée d'en-dessous afin de solidifier la structure. Voilà qui devrait réveiller des souvenirs à ceux qui ont joué aux légos dans leur enfance. On pourrait presque dire que le parpaing c'est le légo du grand. En plus lourd et qui fait mal aux mains.
     
P4120171.JPG3/4/ Et bim, et bam !
Mais tu vas te mettre de niveau, oui ?!!!
  4/ On règle le niveau du parpaing dans les 3 axes.
* D'abord sa largeur (sinon le mur penche) et sa hauteur (sinon ça va monter ou descendre).
Pour cela nous avons besoin d'un niveau pour contrôler et un marteau pour rentrer le parpaing dans le mortier. Ne pas frapper comme une mule, ce n'est pas un clou que l'on enfonce, on règle le niveau "tout en douceur".
* Ensuite on s'assure que le moellon reste bien aligné par rapport à la corde dans sa longueur.
* Vérification également au fil à plomb de ne pas avoir un "faux aplomb", c'est à dire un défaut de verticalité, c'est à dire que le mur parait droit sauf qu'il penche : l'équivalent du "faux plat" mais en hauteur.

5/ Entre 2 parpaings on garnit le joint. Ainsi la rangée est scellée par dessous et entre chaque moellon.
Une toute petite astuce (une "astuçounette") à voir à ce sujet dans l'article suivant.
     
P4120166.JPG4/ Notre p'tit Loulou qui prend son rôle
de contrôleur très au sérieux.

  P4120153-2.jpg5/ Mari garnit un gros joint.
"Rastafari man !"
     
On continue ainsi jusqu'à avoir fini une rangée, après quoi on peut commencer une rangée supérieure.

Dans une même demi-journée on pourra monter de 3 à 5 rangées (certains font plus) après quoi cela devient périlleux : même si le mortier sèche vite il n'aura pas eu le temps de prendre totalement et la construction va devenir instable.
Attention notemment lors de journées de grand vent : des maçons sur un chantier en face on bâtit une hauteur complète de maison dans une seule journée. Gros "boum" dans la nuit : mur par terre.
D'autre part en réglant les parpaings supérieurs, on fait bouger ceux d'en dessous et cela est d'autant plus intense qu'il y a de rangées inférieures non sèches.

L'occasion d'aller faire autre chose, passer à un autre mur par exemple ou pourquoi pas prendre un repas / repos bien mérité.
  P4120179.JPGAprès une bonne trempette en faisant un bon béton sous une bonne pluie, rien de tel qu'un bon séchage autour d'un bon feu. Puis un bon bouillon, suivi d'un bon film et après un bon dodo. Haaa ça c'est bon.
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 22:04

On a creusé, c'est maintenant le moment de "couler" les fondations.

La fondation est la "semelle" sur laquelle on batit le mur : elle a pour fonction de répartir les charges du mur sur le sol.
Une fondation doit être réalisée en profondeur "hors gel", pour se prémunir des mouvement du sol dûs aux cycles de gel / dégel.

Composition : du béton et des ferrailles ("longrines"). Le ferraillage donnera à la fondation une résistance aux contraintes de flexion et traction, induits par les mouvements de terrain (terre qui pousse derrière, qui se rétracte ou contracte en dessous ...).
En effet le béton "non armé", c'est à dire sans ferraille, résiste bien à la compression mais pas aux autres contraintes.
Chez nous le sol c'est de l'argile, donc aux premières pluies la terre se gonfle : "crac !" le mur.
Et là le mec de chez Carglass il peut toujours venir avec sa résine ...

Bien dimensionnée et les pré-requis ci-dessus respectés, la fondation en béton armée évitera au mur de se fissurer dans tous les sens, ou au pire de tomber sur un passant (qui n'a rien demandé d'autre que de passer sans se faire écraser).

Voilà comment on a réalisé les fondations :

Pose des semelles (ferrailles) ...     ... et des futurs poteaux, tous les 3/4m
Tranchee-ferrailles-2.JPG   Tranchee-ferrailles-1.JPG
     
On a coupé et planté des repères à la hauteur de la future fondation.

Plantés tous les mêtres environ, ils nous serviront de jauge lors du coulage du béton pour visualiser la hauteur souhaitée.

Ils peuvent être faits en découpant des chutes de semelles métalliques, ou avec des liteaux de bois.

Tranchee-ferrailles-3-copie-1.JPG
Toupie-beton.JPG   Et on coule !
On avait besoin de 7,5 m3 de béton : pile poil le volume d'un camion-toupie.
A peine plus cher qu'en le faisant nous-même, mais un gain de temps et d'énergie ENORME en comparaison.

Une tranchée n'était pas accessible au camion : nous nous sommes servi du gros godet de la pelle mécanique pour y transporter le béton.
Etant donné qu'il pleuvait et que la fondation principale est en pente, nous avions demandé à la centrale béton de préparer un mélange pas trop liquide : ça a été parfait, un béton bien onctueux. Miam miam.

On finit par tirer et égaliser le béton au rateau en se fiant aux repères de hauteur que l'on avait planté.

Voilà le résultat !
La suite ... à suivre.
  Tranchee-beton-coule.JPG
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Bienvenue chez nous !

La maison bois de nous, c'est le blog des tribulations de Mari et Bast et de leur "presqu'auto-construction", commencée fin 2009, quelque part entre Toulouse et Albi. Maison en ossature bois, bioclimatique, basse consommation, théoriquement BBC effinergie.

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Ils sont forts ils sont beaux : ils sont ICI !

Et ci-dessous ceux qui y sont encore :
Mob-Castelneuvienne : une mob super sympa, un blog tout aussi sympa
NidEcologique : une mob avec isolation en paille, avis techniques sur plusieurs technologies "écolo"
La cabane à Xavier : rénovation maison, ceinture noire en bricolage mécanique
Danslamaison : rénovation d'une maison des années 30 qui ne manque pas de charme
Hep-toit-la-bas : future jolie mob dans les hautes Alpes
Maison.bioclimatique : une jolie maison bioclimatique en haute-Savoie
NotreMaisonEnMadriers : maison en madriers de bois dans le pays du vent d'Autan, le Lauragais
NifNif : la maison en bois de NifNif. Le loup peut toujours souffler ...
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